Dresser esclaveEros Power est l’auteur du livre Dresser un ou une esclave consentante. Il est dominant et vit une relation D/s (Domination soumission) avec Clochette, son esclave consentante. La Domination soumission fait plus largement parti du BDSM dont l’acronyme signifie :

  • Bondage et discipline ;
  • Domination et soumission ;
  • Sadomasochisme.

La relation D/s est un échange de pouvoirs, dans laquelle le soumis se confie au dominant. Ensemble, ils établissent le cadre de cette relation et déterminent les champs d’action du dominant. Cela peut aller du simple jeu sexuel, à la gestion de chaque décision de la vie du soumis comme par exemple son régime alimentaire ou son code vestimentaire. Pour vous éclairer sur les rapports D/s, ErosPower et Clochette ont accepté de se prêter au jeu de l’interview. Je précise, que Clochette, esclave consentante, a reçu l’autorisation de son Maître  ErosPower pour répondre librement à cet entretien. Interview !

Comment avez-vous décidé d’entrer ensemble dans une relation D/s ?

Eros Power : N/nous N/nous sommes rencontrés dans un cadre professionnel. Les obstacles formels à N/notre désir de vivre une relation D/s étaient très nombreux. N/nous avons beaucoup parlé, la majeure partie du temps en réel mais aussi à l’époque via msn et au téléphone bien entendu. Sa maturité comme son intelligence me fascinait complètement (ce que Je prends toujours soin d’épanouir pour Mon plaisir). La liberté de parole, sur tous les sujets, particulièrement intimes, N/nous fut précieuse : elle était naturelle pour Moi comme pour elle. N/nous souhaitions N/nous connaitre l’Un et l’autre vraiment, et vraiment plus que n’importe qui d’autre. J’avais déjà eu quelques expériences de Domination et il M’est apparu aussi naturel qu’indispensable de lui exposer ouvertement Mon désir de Domination et Mon souhait sincère et profond de vivre avec elle une relation D/s permanente. elle a compris immédiatement de manière intuitive puis réfléchie ce dont il s’agissait. elle alors M’a donné son consentement, il y aura dix ans en mars prochain.

Clochette : Je ne dirai pas que N/nous avons décidé d’entrer dans une relation D/s.

Quand N/nous N/nous sommes rencontrés, déjà le contact entre N/nous étais fort. Il y a une différence d’âge assez nette (Il a 19 ans de plus), mais l’Un comme l’autre N/nous sommes dits :  « WAW !!! Mais qui est cette personne en face de M/moi ? » Du coup, avant d’être « un couple » N/nous avons beaucoup, mais alors vraiment beaucoup, parlé. IL m’a donné « Soumise » de Salomé à lire et dès les premières pages, j’ai pleuré… C’était une sorte de révélation, je voulais connaitre ça… Et IL m’a emmené…

Au départ, j’étais sa soumise novice, IL m’a dressé et a fait de moi Son esclave permanente. C’était et c’est Sa volonté, Sa Vision. Ça, c’est fait sur les 4 premières années je dirai. Ensuite, la vie s’est écoulée et N/nous célébrerons N/nos 10 ans début 2016.

Quel est pour vous la limite entre une relation D/s et SM ?

Eros Power : La frontière qui distingue une relation SM d’une relation D/s est très nette selon Moi : c’est celle qui sépare l’activité de loisirs du mode de vie permanent. Ceci sans apporter de jugement de valeur ou de hiérarchie entre la relation SM et la relation D/s. A cette distinction souvent d’ordre logistique (gestion de l’espace – des lieux – et du temps – de l’emploi du temps consacré à soi et à la relation) il existe une notion d’engagement et de responsabilité infiniment plus forte et profonde dans le cadre d’une relation D/s que dans le cadre d’une relation SM ponctuelle qui est souvent vécue comme un jeu ou une activité de détente.

La contribution de l’être (son histoire, son vécu, son ressenti, son parcours, ses relations, ses désirs et son cheminement intérieur) est plus importante dans une relation D/s. Dès lors il existe une dimension de reconnaissance de soi et/ou de développement personnelle (liée à l’engagement d’être fidèle à soi-même et meilleur) qui est souvent absente des relations SM.

L’engagement du Maitre de tenir son esclave, de la dresser puis de l’entretenir est une énorme responsabilité et peu de gens, honnêtement sont aptes ou désirent ce type d’engagement. L’engagement de l’esclave à servir et obéir en permanence réclame une ouverture de l’être en pleine sécurité et une confiance partagée que peu de gens ont le courage d’assumer sur le long terme.
Néanmoins, et c’est la raison pour laquelle la distinction relation SM et relations D/s s’est opérée vers la fin des années 80, beaucoup de personnes du SM ont ressenti ce désir d’être Dominant ou soumis(e) bien au-delà des séances de Domination. Ce besoin de s’accomplir pleinement dans cet engagement dans tous les instants de la vie est le fondement intime de la relation D/s.

Il y a donc bien la constatation en soi vis-à-vis de soi d’une nature Dominante ou d’une nature soumise qui se traduit par un bien-être incomparable et durable une fois reconnue et pleinement assumée. N/nous sommes là dans le registre de l’accomplissement de soi qui vient de l’intérieur et non produit par les circonstances extérieures comme celle d’une séance par exemple.

Se sentir bien, avant pendant et après une séance de Domination soumission, est une chose, désirer profondément que cet état de l’être, dans le calme et la sécurité, se poursuive au quotidien chaque jour pour longtemps en est une autre. C’est là la distinction entre le SM et le D/s.

Clochette : Pour moi, la limite se fait entre le jeu et la pratique.

Le Sado-masochisme est un jeu sexuel comme un autre qui est pratiqué plus où moins librement, de la chambre au club. La personne maso n’est pas forcément soumise même si elle peut prendre ce nom, notamment en soirée.

La relation Domination/soumission est une relation humaine à part entière. Elle est épanouissante pour les deux personnes. Elle ne s’arrête pas à la sexualité, elle ne s’arrête pas à la porte de la chambre ou du club. Que la personne en position de soumission s’appelle soumise ou esclave, que le Dominant vive avec ou pas, finalement ça n’a pas d’importance… Il y a une vraie dépendance dans la relation D/s. Les 2 personnes s’offrent totalement à l’A/autre et ça nécessite une grande confiance mutuelle… Impossible que le premier venu fasse l’affaire alors que le jeu SM peut se faire avec une personne d’un soir.

Au fond, il est très simple de reconnaitre les gens D/s… regardez si la personne soumise a besoin de l’accord de son Dominant pour des gestes assez simples comme s’assoir par exemple… ça se voit vite en soirée en tout cas et même dans la vie vanille (aka non-BDSM) il y a tout un tas de signes qui ne trompent pas…

Quel est la limite de la domination soumission dans une vie de couple ? Au quotidien, jusqu’où réussissez-vous à la maintenir et quel effort cela implique ?

Eros Power : Deux limites infranchissables à l’expression du lien D/s dans une vie de couple : les enfants (parce qu’ils ne sont pas concernés et parce que l’éducation est essentiellement une question d’exemple, nous avons l’engagement d’être irréprochables et bienveillants à cet égard – notamment en matière d’égalité des sexes) et les proches non D/s (famille, travail, relations sociales envers qui N/nous avons l’obligation du respect des règles de N/notre société – N/nous n’avons pas à choquer comme N/nous n’aimons pas être choqués, enfin N/nous exigeons le respect donc nous offrons le respect)

Donc, oui, réfléchissez et vous constaterez que cela fait une bonne part de l’emploi du temps. Non, toute esclave qu’elle est, tout Maitre que Je sois, N/nous ne passons pas N/nos journées à exprimer ouvertement N/notre lien. Et Je n’en éprouve pas le besoin. Je sais. Je le vois et le vis à chaque minute : elle Me sert et M’obéis. elle respire pour Moi, elle vit, elle rit, pleure et s’émerveille pour Moi et Mon plaisir de vivre.

Pour celles et ceux qui n’ont pas d’enfants, et N/nous avons vécu de longues années avant d’en accueillir, à part les limites formelles du respect des autres dans la vie sociale et familiale, il n’y a aucune limites. Il y a eu des jours où elle a parlé d’elle à la troisième personne tout le temps, des semaines où elle a porté un bonnet parce que Je lui avais rasé la tête et une foule de rituels plus ou moins sexuels appliqués au quotidien. Certains de ces rituels comme la récitation sont encore utilisés chaque jour. Tout ce qui contribue à Mon plaisir de la Dominer l’épanouit et la rend heureuse et fière d’être Mon esclave consentante. La vie est bien faite, vous ne trouvez pas ? Cela se fait sans effort particulier : N/nous sommes dans N/notre vérité.

Il est cependant clair pour toutes les personnes engagées comme N/nous que le bien-être de chacun est la condition de la durée de la relation. Si l’un ou l’autre n’est plus consentant et reste malheureux, la relation doit se transformer ou s’arrêter.

Clochette : La seule vraie limite est « les enfants passent avant ». Ils ne sont en rien concernés et rien ne doit et ne peut avoir lieu devant eux… N/nous avons accueilli un enfant il y a 4 ans et forcément, il passe avant tout quand il est présent. La parentalité est une chose que N/nous partageons avec beaucoup d’amis D/s, et c’est la même règle partout, pour tous : les enfants d’abord.

La seule chose qui peut N/nous faire passer pour un peu excentrique c’est le vouvoiement. je vouvoie mon Maître depuis toujours, ça n’a pas changé avec la naissance de l’enfant. Il existe bien des parents qui vouvoient leurs enfants (si si je vous assure) donc ça passe… Et puis je suis tatouée, j’ai un piercing au septum, les cheveux colorés et je porte des jupes 365 jours par an ou presque… Question normalité je crois que je suis tombée à côté huhuhu…

Plus sérieusement, à part la discrétion liée à l’enfant, N/notre relation D/s n’a pas de limites. Elle est permanente, mais attention, je ne suis pas enchainée ou physiquement « torturée » dès qu’il y a école. Ce serait intenable de toute façon et ça ne peut être qu’un fantasme comme dans « Histoire d’O ».

La domination de mon Maître s’exprime dans TOUS les domaines de la vie courante, dans des gestes simples et plus ou moins visibles comme :
▪    ma façon de parler : en plus de le vouvoyer, je n’ai pas le droit à la moindre vulgarité.
▪    ma tenue vestimentaire : je suis donc en jupe 365 jours par an (avec dérogation le premier jour de mes règles) et sans culotte sauf l’hiver quand il fait froid et que j’ai droit aux collants. Et bien sûr, je mets une culotte sous ma jupe pour aller à l’école par exemple et je l’enlève en revenant à la maison…
▪    Quand N/nous marchons dans la rue, IL ne me tient pas la main, IL me tient le poignet ou parfois par le cou.
▪    C’est LUI qui valide mon emploi du temps de la journée ce qui n’empêche pas que je m’arrête s’IL a besoin de moi.
▪    IL me domine physiquement régulièrement, de 1 à 5 fois par semaine selon les emplois du temps de chacun.
▪    Et d’autres choses encore, je V/vous invite à lire mon blog (www.etresoimemesm.com) pour en savoir plus…

Bref c’est plus une histoire de discrétion que de limites franches… IL ne s’interdit rien dans Sa domination, mais il y’a des temps pour tout… ça ne demande pas d’effort particulier les moments s’enchainent au cours de la journée et/ou de la semaine…

Quelle est la pratique que vous aimez le plus ?

Eros Power : En fait les pratiques répondent à un double objectif : manifester Mon engagement et Ma responsabilité (les ordres, l’organisation des emplois du temps, les permissions de faire ceci ou cela) et satisfaire Mon besoin et Mon plaisir de la Dominer profondément et durablement, de l’asservir, dépendante et totalement obéissante en toute circonstance.

J’aime la voir heureuse et souriante, calme et paisible à sa place. Ceci est Mon plus grand plaisir. Evidemment, J’aime et J’ai besoin, comme elle, d’entretenir sa servitude. Pour cela, en complément de l’emprise psychologique, J’utilise son corps pour la marquer de Mon pouvoir sur elle et sur son existence. J’aime beaucoup la fesser longuement et durement, la marquer avec le martinet qui, pour l’instant, est encore Mon instrument préféré, la faire jouir jusqu’à l’épuisement (lorsque l’emploi du temps permet qu’elle se repose après), J’aime la faire pleurer puis la câliner et la féliciter, J’aime plus que tout son sourire dans ces moments-là. elle est d’un tempérament douillet alors Je n’ai pas à faire preuve d’une grande force pour cela et c’est tant mieux. Je n’ai pas à Me prouver qu’elle M’appartient puisque Je le sais et le constate à chaque instant.

Clochette : Arf question difficile. En pratique SM pure, étant douillette, j’ai du mal à dire… je crois que je vais parler du stick rouge que je LUI ai fait acheté au tout début de N/notre relation. C’est un bâton de 1cm de diamètre je dirai en PVC, je crois, qui est très rigide. Quand les coups sont portés fort, ils touchent et résonnent dans les os du bassin… j’aime beaucoup. Ça ne marque pas directement, mais parfois des bleus apparaissent 24 à 48h après, comme un bonus !

Mais ce que j’aime le plus c’est quand IL me tient bien dans mon quotidien, que je suis productive et que ça se voit… ça peut paraître tout bête, mais voir la maison propre, le linge fait peut m’apporter une grande joie… Parce que je sais que sans LUI j’aurai passé la journée à « binge watcher » (*regarder tout ou partie d’une série sans s’arrêter*) en mangeant du chocolat…

Vous sentez-vous heureux dans votre relation D/s ? Comment vous permet-elle de vous épanouir ?

Eros Power : Je vis, depuis qu’elle M’appartient, les plus belles et les plus riches années de Ma vie. Évidemment N/nous ne vivons pas dans une bulle et Je fais face aux difficultés de la vie comme tout le monde. Néanmoins, sa présence et son obéissance me rend la vie quotidienne plus facile. J’utilise et développe ses talents (elle est meilleure que Moi dans quelques domaines qui Me sont fort utiles par exemple), Je l’utilise sexuellement chaque jour sans jamais Me poser la question d’avoir à négocier, ah ah, Je vis Ma relation dans un calme profond sans aucune lutte de pouvoir, sans culpabilité, sans sacrifice ni crainte de quoi que ce soit. Je suis en paix et cela Me permet d’écrire, de créer et de travailler sereinement, d’être calme en permanence, ouvert et positif, comme elle.

Clochette : OMG je suis plus qu’heureuse, je suis moi-même. Parce que N/nous avons une relation où chacun connait l’autre parfaitement et l’aime dans tous ces aspects et le respecte dans S/son entièreté… ça créé une relation et une dynamique sans attente, sans compromis, sans regret, sans ressentiment… je pense sérieusement que N/nous avons une relation des plus saines qui soit… Forcément c’est épanouissant et ça rend heureux…

On dit parfois que c’est l’esclave qui domine le Maître car celui-ci fait tout pour rendre son esclave heureux, qu’en pensez-vous ?

Eros Power : Je pense que cette idée est reliée à l’analyse économique et sociale faite par Hegel (la théorie du Maitre et de l’esclave). Mais qu’elle ne peut pas s’appliquer aux relations D/s. La nature et la profondeur du lien empêchent cette lecture.

La complicité comme la complémentarité des désirs, le consentement et la sexualité expurge de la relation toute violence telle qu’elle est présente dans les rapports sociaux du libéralisme économique (source de l’analyse de Hegel). C’est une bêtise d’appliquer à une telle réflexion à N/nos relations, même si elle à la vie dure, cela reste une bêtise comme la main invisible du marché à laquelle croient encore les gens qui plongent dans la misère des pays entiers en son nom.

J’ajoute néanmoins que le Maitre se satisfait du bonheur de son esclave évidemment mais en aucun cas, dans une relation D/s Il cherche à la rendre heureuse. Tout simplement parce que si c’est le cas Il ne domine plus son esclave et elle en est alors très malheureuse (et je parle là encore via Mon expérience et les nombreuses réflexions recueillies auprès de couples D/s).

Enfin pour terminer en revenant à Hegel, J’y consacre quelques pages (sur 300) dans Mon livre en évoquant aussi Foucault qui est plus intéressant et plus proche de N/nous.

Clochette : Haha! C’est la phrase la plus bête sur les relations BDSM avec celle qui dit que le Maître nourrit l’égoïsme de la soumise pour nourrir son propre égoïsme…

Mon Maître ne fait rien pour me rendre heureuse, IL se rend heureux LUI. C’est d’être à ma place et bien tenue qui me rend heureuse et bien dans ma tête… Il y a tout un tas de choses qu’IL m’impose et qui ne me plaisent pas de prime abord… Cependant, au final, je me rends bien compte que ça m’a fait du bien… Parce que LUI a la Vision, IL sait comment m’utiliser pour SE faire plaisir tout en m’épanouissant… c’est clairement pas quelque chose dont je suis capable pour moi…

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui veut devenir soumise ? À un Maître en devenir ? A un couple qui s’interroge ?

Eros Power : Le premier conseil est de prendre son temps en sondant son désir. Ensuite de se rapprocher des communautés qui existent pour lire les échanges qui y ont lieu. Ensuite de participer à des munchs (soirée débats rencontres sans pratiques) et à des soirées. Il n’y a pas plus de prédateurs dans N/notre monde qu’ailleurs. Il faut néanmoins être comme partout ailleurs prudent et fuir immédiatement toute tentative d’isolement ou toute absence de considération respectueuse.

Il est très important d’être conscient qu’il s’agit de relation humaine entre adultes consentants. C’est à ce titre que la communication est la base de la relation qui se fonde avant toute chose sur la confiance.

Il importe de faire la différence entre les fantasmes et la réalité (qui est TOUJOURS plus forte et plus belle que les fantasmes qui ne sont que des pistes, des orientations), savoir que le respect de l’autre est essentiellement le respect de soi. Enfin savoir que tout n’est pas gagné dès le départ, des échecs sont toujours possibles. La confiance et l’engagement se solidifient avec le temps, l’honnêteté, le dialogue et l’authenticité.

Une personne qui se sent soumise aura tout intérêt à s’informer beaucoup, à ne pas se donner au premier venu et à avancer par étape même avec la personne Dominante dont elle rêve depuis longtemps.

Une personne qui se sent Dominante doit explorer son sens des responsabilités et pouvoir en témoigner. Elle doit savoir ce qu’est la patience, ce que sont les émotions et bien entendu être à  même de se dominer elle même.

Un couple qui s’interroge a déjà la confiance, c’est un atout de taille. Je dirais commencer doucement, lisez des livres, des forums et rencontrez d’autres couples. Essayez des rituels, des pratiques, ne soyez pas trop rigides au début, communiquez beaucoup sur votre ressenti, inventez-vous des règles qui vous correspondent, exprimez et explorer V/vos natures complémentaires Dominantes et soumises. Avancer lentement malgré l’enthousiasme.

Clochette : Je dirai qu’on n’entre pas en BDSM par amour ou pour se venger des relations précédentes ratées. Soyons clair c’est avant tout quelque chose qu’on a en soi, un besoin d’être contrôlé ou de contrôler… Il faut bien se sonder, se connaitre avant de se mettre en recherche d’un(e) partenaire… Ensuite, dans cette recherche, il faudra être prudent aussi et prendre soin de soi, même si le désir est trop grand. Soyez vigilant(e) s’il vous plait, N/nous avons entendu trop d’histoires affreuses (même si elles restent bien moins nombreuses que celles des couples « traditionnels »)…

Pour les couples déjà formés, c’est un peu différent parce que souvent ça vient de l’un des deux. L’avantage c’est que la confiance (base de la relation BDSM) est déjà là. L’important c’est de communiquer avec l’autre beaucoup, afin de trouver la bonne dynamique à mettre en place souvent au sein de la vie familiale… Il faut que chacun trouve son plaisir et surtout ne pas le faire « pour faire plaisir à l’autre », mais le faire pour soi… Si la femme demande à être soumise, le futur Maître doit trouver en Lui Son bonheur de la dominer par exemple.

Après, chaque relation est différente parce que par nature N/nous sommes tous différents. L’important c’est d’être Bien en S/soi et avec l’A/autre. ça reste dans la chambre très bien, c’est permanent très bien aussi… Dans la communauté le respect est souvent ce qui est le plus demandé… Donc voilà, que chacun trouve sa forme de relation et en même temps respecte celle des autres…

Une dernière question pour Monsieur cette fois : pourquoi avoir écrit ce livre et quel message souhaitez-vous délivrer ?

Eros Power : Ce livre est celui dont J’ai rêvé lorsque Ma première soumise, dans les années 90 M’a demandé de l’asservir profondément, de la Dominer en permanence. J’ai lu, et échangé beaucoup par internet (anglais essentiellement). Les forums et les discussions, confrontés à Mon vécu, M’ont beaucoup aidé à comprendre la dynamique de la relation.

J’ai écrit ce livre pour aider les personnes à y voir plus clair dans les enjeux des relations Maitre esclave en sachant qu’en prenant pour sujet principal la relation la plus forte J’aurais à détailler les enjeux et situations des relations SM et à approcher la distinction entre la soumise et l’esclave (qui continue de faire couler beaucoup d’encre :-).

Je n’ai pas écrit ce livre pour convaincre du bien-fondé de N/nos relations, elles existent et cela suffit. La question n’est pas pourquoi mais comment (première phrase de Mon livre)

J’ai écrit ce livre pour donner à réfléchir et permettre à chacun de faire le tour des grands enjeux relationnels induits par le choix de vivre une relation D/s accomplie ou en voie d’accomplissement.

Mon message est simple : s’engager dans une relation D/s est à la portée de quiconque en éprouve le désir profond. Cependant il s’agit bien de relation humaine et personne ne peut nier l’intégrité humaine de la personne avec qui il ou elle s’engage.

On ne s’engage pas dans une telle relation pour faire plaisir ou concrétiser un fantasme (les relations SM font ça très bien) mais bien parce que l’on sent que cela va nous apporter le bien-être qui nous manque et qui nous permettra de vivre enfin fidèle à nous même à notre place tel que nous nous sentons être personne Dominante ou personne soumise, Maitre – Maitresse ou esclave consentant(e).

N/nous sommes dans le réel et N/nous vivons une relation humaine, certes inéquitable par nature mais parfaitement complémentaire. C’est et ce sera toujours une relation humaine riche, intense et profonde source de confiance, de sécurité et de bien-être pour chacun d’entre N/nous.
Nous sommes bien loin des psychopathes ou des pervers narcissiques ou des désastres du management par la peur et la médiocrité d’un trop grand nombre d’entreprises.  N/nous sommes des gens particulièrement ouverts et équilibrés dans N/nos vies. N/nous aimons ce que N/nous vivons dans le respect de nos engagements et des personnes qui nous entourent.

Comment économiser du temps et de l’énergie, comment ne pas se fourvoyer en cherchant à coller à des préjugés ou des règles toutes faites, comment faire face aux obstacles afin de les transformer, comment voir les grandes lignes de la relation qui V/vous correspond et comment vivre en paix avec V/vous-même. Voilà le message de Mon livre dont Je ne peux que V/vous souhaitez la meilleure lecture.

Présentation de Dresser un ou une esclave consentante par l’éditeur

> Vous êtes attirés par une relation de Domination – soumission avec votre partenaire consentant(e) > Vous souhaitez engager une relation de Domination – soumission avec une personne de votre entourage. > Vous envisagez de rechercher le ou la partenaire d’une relation de Domination – soumission. > Vous rêvez de transformer votre relation en une relation de Domination – soumission > Vous êtes engagés dans une relation de Domination – soumission.

Ce livre vous concerne. Ce livre guide vous donne les clefs qui permettent d’aborder sereinement les différents aspects de la relation au quotidien. Aucun Maître, aucune Maîtresse, aucune soumise, aucun soumis, aucun esclave ne s’engage librement dans une relation de Domination – soumission sans imaginer qu’elle sera la voie de l’épanouissement, de la liberté d’être soi même et d’un authentique plaisir de vivre chacun à sa place. Cependant, comme pour toute relation humaine, les erreurs, les maladresses, les approximations, fantasmes, projections, préjugés ou ignorance de soi et de l’autre représentent leur lot d’obstacles et de difficultés qu’il est souvent difficile de traverser sans guide ou conseils. Ce livre a pour but de vous faire gagner du temps, de l’énergie et de vous permettre de bâtir ou de reconstruire votre relation sur les bases saine d’une relation exigeante, disciplinée et dynamique. Ce livre n’a aucun équivalent en français. Ce livre a été écrit afin de permettre au plus grand nombre de couples et de personnes sincères et honnêtes d’aborder librement et clairement les réalités concrètes des relations de Domination – soumission entre adultes consentants. Nous parlons bien de relations humaines dont les enjeux de communication, de bien être et d’authenticité sont au cœur des préoccupations de chacun. Ce livre ne prétend pas que les relations de Domination – soumission sont les meilleures du monde, il permet simplement aux personnes qui souhaitent les vivre durablement de s’engager en conscience et progresser en harmonie.

1 COMMENTAIRE

  1. Cet usage des M/majuscules est juste insupportable (en plus d’être ridicule).
    Voilà en outre un domaine pour lequel un livre de recettes (?) me semble hors de propos. Qu’on dédie au bondage ou au cunnlingus un livre de techniques, soient, mais pour une relation aussi singulière qu’une relation D/s ?! Ça me fait le même effet qu’un bouquin qui prétendrait contenir « Les secrets pour faire durer votre couple ».

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